Chauffage var

Un chauffage électrique est un appareil chauffant équipant l’habitat. Il rencontre un certain succès en complément d’un chauffage existant, ou en amélioration d’habitat, pour compléter un insert bois ou un poêle.

Les nouvelles réglementations énergétiques imposent des isolations thermiques de plus en plus performantes dans les nouvelles habitations. La souplesse de régulation du chauffage var électrique (décentralisé pièce par pièce) convient particulièrement bien pour ces besoins de chaleur localisée. Il ne nécessite pas les frais fixes de redevance ou d’entretien liés aux systèmes de chauffage traditionnels. Pour de faibles consommations, ces frais fixes représentent en effet une part significative des coûts annuels totaux.

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Techniques

La technique traditionnelle de chauffage électrique dont le rendement est médiocre peut être compensée de différentes manières. Les radiateurs radiants permettent de chauffer l’air de manière plus efficace que les radiateur électriques traditionnels. Dans les pays disposant d’un tarif « heures creuses », les techniques d’accumulation permettent de concentrer ces consommations en heures creuses du réseau électrique (tarifs très avantageux) et donc de le laisser disponible pour ses utilisations classiques pendant le reste du temps. La technique des pompes a chaleur (ou climatiseur réversible) permettent d’améliorer le rendement dans des rapports de 3 à 5 par rapport au chauffage électrique traditionnel, voire plus avec la géothermie.

Un aspect souvent peu connu du grand public est la qualité de diffusion de la chaleur. Les dernières réglementations thermiques en France déconseillent les convecteurs pour des raisons liées à la sur-consommation électrique de ces appareils. Même si le rendement électrique des émetteurs de chauffage var muraux ou intégrés au bâti est toujours de 100 % quelle que soit la technique mise en œuvre, les nouvelles normes font apparaître les notions de déperditions spatiales (gradient sol plafond) et temporelles (train de chaleur). Le label NF Électricité Performance classe les appareils de chauffage var électrique en 3 catégories : A, B, C, de la plus énergivore à la plus sobre. La catégorie C correspond au chauffage dit « basse température » ou « chaleur douce ».

Différents modes

Radiateur électrique

Le traditionnel radiateur électrique a subi de nombreuses améliorations et permet de choisir le mode chauffage var plus économique et adapté à ses besoins. C’est plus une catégorisation de la part du fournisseur d’électricité qu’un réel principe de chauffage. Le radiateur électrique doit répondre à certains critères dans la norme NF électricité performance Catégorie C. Ainsi, la température de façade devra être relativement basse et stable, il aura donc une certaine inertie et la régulation sera optimale.

Radiateurs à inertie

Le radiateur à inertie tient son nom de son principe de fonctionnement : il accumule la chaleur et la restitue ensuite lentement. Il existe deux types de radiateurs à inertie : les radiateurs à inertie sèche, dont le cœur de chauffe, chauffé par une résistance, est en fonte ou en céramique, et les radiateurs à inertie fluide, dans lesquels circule un fluide caloporteur, également chauffé par une résistance. Quel que soit le modèle, le cœur de chauffe accumule la chaleur pour la restituer, par rayonnement, conduction et convection, de manière régulière et homogène. Comme le cœur de chauffe accumule la chaleur, le radiateur à inertie continue de chauffer, même lorsqu’il est éteint. Cela permet d’éviter les variations brutales de température. Le radiateur à inertie est réputé pour le confort qu’il procure.

Le radiateur à fluide caloporteur est un radiateur à inertie, basé sur le même principe qu’un radiateur électrique classique mais un fluide caloporteur permet, grâce à sa chaleur massique, de stabiliser la température du radiateur entre deux périodes de chauffe, ce qui améliore le confort et l’efficacité du chauffage.

Ventilo-convecteur

Il s’agit du même principe que le convecteur classique, auquel, dans le caisson, un ventilateur est ajouté afin de forcer le flux d’air. Dans certains systèmes, le flux d’air est inversé, le but de cette inversion étant de chauffer en priorité la pièce au niveau du sol afin d’éviter la sensation de « pied froid. » Dans les locaux professionnels, le principe est repris par les rideaux d’air trouvés à l’entrée des magasins, ou encore par les aérothermes, qui sont de gros caissons de ventilation munis d’une résistance puissante, capable de chauffer un grand local. Le principe est repris par les cassettes des systèmes climatisation fixés en hauteur où elles prennent l’air le plus chaud, le refroidissent, puis le soufflent vers le bas et le centre de la pièce où la fraîcheur est nécessaire.

Panneau rayonnant

Le panneau rayonnant chauffe, comme son nom l’indique, par émission de rayonnement infrarouge, similaire au principe du soleil ou du feu de camp : le rayonnement est absorbé par les corps, les murs, les meubles, ce sont ces surfaces qui transforment le rayonnement en chaleur.

Il existe plusieurs types de panneaux rayonnants selon les caractéristiques des émetteurs utilisés IRL (infrarouge long ; basse température), IRM (infrarouge moyen), IRC (infrarouge court). En fonction des utilisations, le type d’infrarouge adapté doit être choisi :

  • en logement et tertiaire, des IRL seront utilisés comme les planchers ou les plafonds rayonnants intégrant les émetteurs dans les structures ou des panneaux rayonnants proprement dit qui chauffent par rayonnement et convection ;
  • en gros tertiaire et industrie, de l’IRM sera utilisé, généralement sous forme de cassettes rayonnantes ;
  • en industrie en chauffage de poste, en process, dans les très grands bâtiments (églises, gymnases, gares) ou en extérieur, de l’IRC sera utilisé sous forme de projecteurs équipés de lampes halogènes spécifiques. Les appareils IRC équipent les fours à peintures, les machines destinées à la fabrication des bouteilles en plastique et trouvent de nombreuses applications en séchage comme en cuisson.